Il est bien plus facile de se livrer à la méditation quand tout vous y invite : une nature resplendissante, un silence ponctué de quelques bruits seulement et un escalier haut perché protégé par un auvent pour embrasser le monde quelque soit temps.
Dans notre gite de vacances préféré, j'aime m'arrêter souvent sur ce perron, entre deux tâches ou le temps d'une tasse de thé et sourire en voyant monsieur B. faire de même depuis des années, dans la maison en contre-bas.
Il fume sa pipe, observe les bois et est capable de me dire la moindre nuance de changement quand, pauvre citadine, je ne vois pas le quart de ce qu'il voit, de ce qu'il sait.
Sa femme aussi est riche de connaissances que j'ignore. Elle garde de son enfance solitaire dans une ferme isolée, la méfiance des cancans, la force de ceux qui savent vivre en autarcie, entre ses poulets, ses lapins, son potager. Tous les deux sont beaux comme cette terre de Bourgogne qu'ils habitent et que je rêve de retrouver, bientôt, plus tard. Quand j'irai mieux enfin...
Puisse la lumière de Noël me redonner confiance !