Et oui, ils sont toujours là mes écureuils chéris, ravitaillés uniquement le soir, sur le banc. Quel réconfortant spectacle dans la lumière d'une journée finissante !
J'adore partager ma pomme avec l'un ou l'autre de mes protégés.
Pour être moins concurrencés par les oiseaux attirés par les tournesols, nos rousses ladies prennent désormais le thé dans de jolies tasses. Qu'elles ont vite fait de renverser pour attraper plus facilement leur collation ! L'éducation à l'anglaise n'est plus ce qu'elle était.
Et pas davantage de politesse quand il s'agit de partager les rations. Le premier arrivé empêche les autres d'approcher, même à l'autre extrémité du banc. Il se comporte comme un petit chef autoritaire. C'est surtout de l'intimidation ; les poursuites ne sont jamais bien violentes. Elles ont la grâce d'une danse ancestrale.
La prairie s'est enfin mise à fleurir, de chaque côté de l'allée gazonnée. Par manque de soleil, certaines fleurs ne montreront sans doute pas leurs belles dentelles. Je me contente de remercier celles qui ont bravé les températures automnales pour enluminer cet été un peu particulier.
Un unique souci, quelques bourraches, une jolie mauve et une fantaisie en bleu, blanc, rouge pour fêter le 14 juillet.
Ma protectrice au ciel, la petite Thérèse, a fait fleurir une très belle rose, tout à côté de la fenêtre de mon bureau.
Le temps pluvieux fait le bonheur des escargots.
Et moi, j'essaie de survivre à mes douleurs et inquiétudes pour continuer à m’émerveiller en mon jardin.














