mardi 16 juillet 2019

Quoi de neuf au jardin ?

Ce premier été, nous continuons d'observer les fleurs qui se succèdent au jardin et faisons des expériences potagères, pas toujours heureuses en raison de la sécheresse qui a succédé à une période pluvieuse. Nous ferons mieux l'année prochaine, en choisissant nos graines et plantations de manière plus réfléchie. Certaines cultures, trop gourmandes en eau et en temps, peuvent vite devenir contraignantes et peu rentables. Sans compter l'arrachage des adventices qui résistent à tout et n'ont pas besoin d'arrosage pour envahir le moindre espace. Un labeur sans fin...


Les radis, après un bon départ, ont fini par ne plus rien donner. Les laitues sont tout de suite montées vers le ciel, comme des tours de Babel, au lieu de se développer (sans doute parce que nous les avons semées à la lune montante !). Les fraisiers ont été arrachés car leur maigre récolte ne nourrissait que les merles. Je garde encore espoir pour la production de nos tomates.


Devant la maison, sur une petite bordure le long de la terrasse, plutôt que de prolonger le gazon (qui est surtout de la mousse à cet endroit-là) nous avons semé un mélange de fleurs pour gazon japonais.





C'est très agréable à observer, bourdonne et papillonne de vie.

Toujours devant la maison, capucines et bourraches ne sont guère pressées pour habiller un parterre arrondi très ensoleillé. Des chrysanthèmes blancs, semés en même temps, ont du mal à sortir de terre. Il faudra trouver un meilleur couvre sol, si possible peu sensible à la chaleur.



A l'arrière, pour meubler le terrain à côté du potager tout en améliorant la qualité du sol, c'est un mélange d'engrais vert que nous avons choisi.

 
L'assortiment semé comprend : vesce de printemps, sainfoin, sarrasin, souci officinal, trèfle d'Alexandrie, mélilot officinal, trèfle incarnat, luzerne, trèfle perse, phacélie, coriandre, nielle, carvi, aneth, mauve.

Pour l'instant, ce sont surtout les phacélies mauves qui donnent le ton et que j'adore, suivis de près par les grands sarrasins. 


Les trèfles commencent à faire leur apparition timide.


Les écureuils sont depuis peu de retour dans le jardin. Durant leur absence, des geais des chêne nous ont fait l'honneur de leur visite. Quatre en même temps ! Madeleine a même découvert une jolie plume rayée noire et bleue après leur passage...


Et comme notre jardinier nous fait souvent faux bond, j'ai aussi fait l'expérience de la cisaille pour structurer les arbustes de la descente du garage. Buis et jasmin notamment. J'adore tailler mais je déteste ramasser branches et feuillages. L'élimination des déchets verts demande toute une organisation.

Pour la pelouse (un bien grand mot pour ce qui ressemble plus à un pré...), j'ai décidé de ne plus ramasser l'herbe tondue et de la laisser sur le terrain. Car j'ai aussi appris à me servir d'une tondeuse à gazon, une électrique sur batterie, qui est bien pratique. J'essaie d'espacer le plus possible les tontes car il est aussi agréable de ne rien faire dans son jardin ! Surtout quand il fait chaud.

Pour l'heure, j'ai bien envie de m'y installer paresseusement et d'y lire un ouvrage qui me tente : Petit traité du jardin punk d'Eric Lenoir. Histoire de me décomplexer par rapport à mes voisins d'une autre génération qui désherbent leur jardin quotidiennement ou soignent leur potager avec la précision d'un horloger. J'admire leur travail, leurs connaissances mais je me sens mieux dans mon jardin sauvageon qui dialogue avec le bois privé laissé à l'abandon derrière chez nous. La nature s'exprime souvent de manière inattendue ou surprenante et même si elle sape nos efforts de jardiniers débutants, elle m'émerveille plus que tout.

jeudi 4 juillet 2019

Beautés extrêmes


 Depuis notre arrivée, avec la collaboration de mon ami Y. et grâce aux visites de mes voisins, j'essaie de dresser l'inventaire de nos plantes et arbustes. Presque chaque jour, je découvre une nouvelle fleur et ma liste s'allonge. Ce jardin n'en finit pas de nous surprendre. Et j'ai bien du mal à trier toutes mes photos.

En attendant de publier cet article encyclopédique (sans doute à l'automne), petit focus sur la pièce maîtresse du jardin qui a émerveillé nos yeux par la porte-fenêtre du salon, en mai et juin.

Nos pivoines arbustives.

 Quatre pieds différents qui ont dévoilé leurs nuances à tour de rôle, à leur rythme. D'abord le rose pâle à droite, puis le blanc au milieu. 
 
Ensuite un rose plus soutenu et très fourni. 
 
 
Et pour finir, un joli oranger.


Beauté éphémère qui n'a pas résisté à certaines pluies d'orage. Quelques branches cassées ont parfumé l'intérieur de la maison d'une senteur plus discrète que la rose et légèrement poivrée.
 En dessous de ces grandes fleurs fragiles, j'ai découvert de magnifiques ancolies qui malgré leur apparence gracile, ont bien mieux résisté au vent et à la pluie. Ce sont des fleurs que je trouve magnifiques, aux teintes variées si subtiles et avec un côté sauvage que j'aime beaucoup. Discrètes et cependant remarquables.
 
Et quelle belle idée des jardiniers précédents de les avoir planté là, formant un très beau contraste de taille et de couleur avec les pivoines.

 Une belle démonstration des grands écarts de la nature et une grande leçon de sagesse : la force n'est pas toujours là où on pense la trouver et les opulentes pivoines, trop lourdes, ont vite dépéris sous les aléas climatiques. Mieux vaut parfois être une modeste ancolie !