Pour moi, le temps n'est pas linéaire mais cyclique comme la douce ronde des saisons. Les fêtes obligatoires et conventionnelles, les anniversaires me laissent indifférents, si ce n'est qu'ils sont l'occasion de joies simples en famille que je suis cependant capable de vivre à n'importe quel moment, quand ça me chante.
Je suis souvent brouillée avec les dates d'ailleurs : même mon ordinateur n'est jamais à l'heure et son horloge se met toujours en 2001 quand je l'allume. Ah si j'avais la possibilité de programmer autrement les années et de sauter 2012 qui a fait basculer ma vie !
Cortisone, ma nouvelle mascotte...
en espérant ne pas avoir ses rougeurs et ses grosses joues avec les traitements.
Je me suis levée tôt, réveillée par la cortisone, et j'ai profité de ce silence si particulier du premier matin de l'année, avant que les humains ne reprennent leur agitation. J'ai procédé à mon petit rituel quotidien qui avait une sonorité particulière puisque demain m'attend des examens pas drôles et après, peut-être très vite un autre traitement, en espérant ne pas être hospitalisée en urgence une fois encore.
Comme je ne sais rien de l'avenir, je me suis réfugiée dans l'instant présent en exécutant ces petites tâches que j'affectionne particulièrement :
- Donner à manger aux mésanges charbonnières et aux pinsons.
- Enlever une ou deux feuilles mortes, et constater que les tulipes ont déjà percé la terre. Est-ce trop tôt ? Est-ce un bon signe de vie ?
- Laver, repasser, plier le linge. J'aime m'occuper des vêtements des gens que j'aime...
- Ranger la maison jusqu'à l'obsession (cool Hélène, même si tu rentres en hospitalisation, tu pourras bien reprendre tout ça à ton retour... et tu n'es pas seule à tout gérer).
- Ecrire, réfléchir, dire, raconter (pas évident avec cette cortisone qui modifie ma perception des choses).
- Noter les signes que je crois recevoir, toutes ces synchronicités qui me redonnent espoir (et dont je reparlerai sans doute, le temps de les laisser infuser).
Et puis quand même quelques rituels de la nouvelle année :
- Vider les poubelles à fils en poussière pour accueillir ceux de 2018.
- Laver les chutes de fils de 2017 pour en remplir des coussinets. Rien ne se perd !
- Finir ma broderie commencée en 2017 (contrairement à beaucoup de brodeuses, je ne commence pas de nouvel ouvrage le 1er de l'An) et faire de l'ordre dans la boîte qui me sert à ranger le matériel de l'ouvrage en cours, toujours en désordre malgré mes efforts.
- Apprendre un nouveau morceau choisi au hasard. Son titre m'a inspiré. Encore une synchronicité dont je reparlerai plus tard...
Voilà... j'ai un peu de mal à parler de cette année 2018 mais je vous souhaite d'être forts, joyeux, créatifs mes amis, tout comme je vais essayer de l'être.
Je ne multiplierai pas les messages personnels qui me fatiguent beaucoup et m'obligent à parler tout le temps de la maladie mais vous pourrez venir dialoguer avec moi sur ces pages où les commentaires sont les bienvenus !