Ma 15e cure s'est déroulée en partie sur le long week-end de la Pentecôte. Pas de visite autorisée mais une belle surprise quand même : alors que la veille elle avait eu une garde de 24h dans une service d'urgences de l'Oise, ma douce Madeleine est venue me déposer une brioche pour mon petit déjeuner du dimanche. Comme je l'admire et la plains d'avoir à supporter un tel rythme de travail dans un système hospitalier saturé, parmi des gens souvent agressifs avec les médecins qui tentent de les soigner ! Même si elle a pu choisir un service d'urgences qui respecte les internes sans les pousser au burn-out, elle démarre un stage de 6 mois qui ne sera pas facile. Alors sa visite express m'a beaucoup touchée. Une attention filiale plus précieuse que l'or.
Autrefois, le dimanche, on avait droit à un croissant, un pain au chocolat ou une brioche parisienne pas trop mauvais. C'était le petit plaisir des hospitalisés à l'heure du café matinal. Économie oblige, ils ont été remplacés par des tranches de brioche industrielles qui restent sur l'estomac. Les plateaux repas sont de moins en moins variés, et plus restreints qu'avant. Moins bons, cela va sans dire...
Alors grâce à Madeleine, j'ai commencé mon dimanche sous de bons augures en croquant dans le moelleux d'une brioche aux pépites de chocolat blanc.
Ce dimanche de la fête des Mères, elle est à nouveau à son poste mais hier, nous avons célébré mon retour à la maison. Belle après-midi insouciante et gourmande au jardin.
Avec aussi une petite brioche pour mon petit déjeuner du dimanche de la fête des Mères !
Je suis vraiment une maman comblée et remercie la vie de nous avoir offert cette fille-là. Je ferai toujours tout mon possible pour la protéger sans l'étouffer, en lui faisant confiance et en acceptant ses choix si ce sont ceux de son bonheur.
