"tu dis toujours oui mais tu ne m'écoutes pas !"J'aime leur chant et déplore la disparition criante des petites espèces au profit des grands oiseaux, comme les pies et les pigeons dont la musique ne m’enchante guère.
J'aime découvrir leurs traces.
Un duvet déposé sur un arbuste, comme une manne céleste.
Une plume de geai des chênes, lumineux trésor.
Une coquille d’œuf finement ciselée par un petit bec pressé de vivre.

J'aime explorer les nids, avec prudence.
Cela m'a permis de découvrir que rue Jeanne d'arc, la merlette avait couvé trois œufs et d'observer, émue, trois petits oisillons tout nus. Le lendemain, un avait disparu. Le nid aurait, de toute manière, été trop petit pour eux trois.
Quelques jours après cette photo de paparazzi, j'ai hélas retrouvé un deuxième oisillon mort dans la cour. Assez loin de son nid. Est-il tombé ? Le plus vaillant l'a t-il poussé ? Je ne connais pas grand-chose aux lois de la nature : tous les oisillons ne pouvaient sans doute pas survivre car la nourriture semble rare.
Et voilà que mon petit troisième, que j'ai nommé Oui ouip, s'est mis à quitter son nid un peu trop tôt. Sans doute par ma faute. Le jour où une association caritative venait récupérer meubles et objets restés dans la maison, j'ai voulu le voir une dernière fois avant la disparition de mon escabeau et je pense l'avoir effrayé. Mais la veille déjà, il déployait ses ailes dans son nid, pressé de sortir ?
Quel intrépide celui-ci !
Ses parents ont continué à le nourrir dans la cour ou sous l’appentis. J'ai mis de l'eau, une poubelle pour qu'il puisse remonter dans l'arbre puis sur le mur et s'envoler comme l'avait fait Piwie.
Et depuis quelques jours, je ne vois plus aucun oiseau dans la cour. Alors je pense que tout va aller pour le mieux pour ce petit merle dans le vaste monde...












