Impossibilité de nous réunir autour d'un gâteau illuminé de bougies pour fêter les 24 ans de Madeleine, aujourd'hui.
Nous sommes tristes bien qu'ayant conscience qu'il existe des épreuves plus graves en ce moment.
Le plus beau cadeau à faire à ceux qu'on aime, c'est de ne pas tomber malade et de protéger les autres en sortant le moins possible en pratiquant les gestes barrière.
La séparation sera longue. Quand nous aurons traversé ce gué dangereux, nous nous retrouverons enfin. Changés, conscients de nos fragilités, de nos erreurs d'avant.
Meilleurs ? J'ose l'espérer.
Et nous commanderons une avalanche de pâtisseries écœurante de gourmandises !
A toi, Madeleine, je t'envoie tout mon amour de maman. Tu sais bien qu'il voyage tous les jours vers toi, sans attestation de déplacement dérogatoire.
Tu prépares ton concours d'internat dans ce climat si particulier où des gens meurent et révèlent la fragilité d'un système de santé dont tu as pris conscience des limites durant tes études.
Continue cependant à croire en toi, en ton futur métier qui est le plus beau du monde. Tu seras une bonne soignante dans un monde qui ne sera plus le même...
Meilleur ? J'ose l'espérer.
Que cette période de confinement, soit pour tous une période de réflexion sage, de remise en question positive.
Je me rends compte que j'ai une longueur d'avance sur beaucoup d'entre vous, habituée depuis des années à manipuler masques et gels hydroalcooliques et à vivre plus ou moins confinée. Il y a tant de choses à faire, à découvrir, à apprendre, même entre quatre murs. Pour peu évidement, qu'il y ait autour de soi, des gens attentionnés, compréhensifs et respectueux.















