Je suis loin d'avoir le talent, le matériel et la technique de Vincent Munier pour photographier les animaux. Peu importe... Je résiste rarement au plaisir de les prendre sur le vif avec mon appareil numérique.
Ils sont particulièrement présents en ce début d'automne. Je n'ai même pas besoin de rester à l'affût. Dès que je regarde dehors, le spectacle s'invite à ma fenêtre.
Tout d'abord celui des oiseaux.
Un vrai défilé toute la journée, autour de l'abreuvoir-piscine où le rouge-gorge familier passe son temps à surveiller les baignades, contrôler les consommations et se désaltérer, lui, sans modération.
En voilà un qui risque de faire pipi au nid, la nuit !
Souvent chacun attend son tour ou cède sa place à un plus grand, un plus déterminé, sans pagaille.
Une petite sittelle torchepot, toute mignonne est venue s'abreuver furtivement. Vite posée, vite envolée.
C'est pas comme dame merlette qui n'en finit pas de prendre son bain. Délicate, elle ne supporte pas que l'eau soit sale et enlève les feuilles mortes qui nagent à la surface.
Un mâle finit par s'agacer et lui vole sa place.
Il est rare que des oiseaux se tolèrent au point de faire leurs ablutions ensemble.
Mésange bleue, mésange charbonnière et grive musicienne forment un joli trio. Il ne manque plus que le maître-nageur à gorge écarlate pour parfaire l'harmonie colorée !
D'autres, plus ternes, sont plus difficiles à identifier et passent presque inaperçus. Ici, peut-être une fauvette ?
Il n'y a finalement pas tant de variétés que cela et c'est plutôt triste de constater que certaines espèces tendent à disparaître de nos jardins. Comme les moineaux.
Verdiers et pinsons semblent préférer l'autre point d'eau dans le jardin, sur le banc de pierre. J'ignore pourquoi.
J'admire ce que je pense être une jeune grive musicienne quand tout d'un coup, un impressionnant pic-vert arrive.
Je l'avais déjà vu dans le jardin, pilonner le sol gazonné.
Un autre oiseau des bois, le geai des chênes, connait aussi l'adresse de ce bar à eau mais je n'ai pas réussi à le photographier.
Un pic épeiche a trop à faire sur son tronc d'arbre pour s'aventurer jusqu'ici.
Je ne sais pas s'il ferait bon ménage avec cette élégante palombe.
Un peu plus tard dans l'année, reviendront peut-être les magnifiques chardonnerets élégants.
Tous ces oiseaux sont pour moi un divertissement quotidien qui ne me lasse pas.
Mais semaine dernière, j'ai eu la chance d'assister à une spectacle plus exceptionnel, à l'orée du bois. J'en suis encore toute émerveillée ! Je vous raconte cela très vite...



















