samedi 28 septembre 2019

Cortisone, mon amie ?

 

Évidemment, la plupart des sites que je consulte afin de trouver des astuces pour contrer les effets secondaires de la cortisone, parlent peu de ses bienfaits. Mais les hématologues qui nous soignent ne sont pas sadiques au point de vouloir nous faire gonfler, grossir ou tourner en rond, la nuit, par simple plaisir. La cortisone est un maillon incontournable des trithérapies proposées aux malades du myélome. Elle nous soigne tout en nous aidant à mieux supporter la chimiothérapie, la fatigue, les nausées, les douleurs.

Chez moi, outre les effets secondaires fréquents, la cortisone stimule la réflexion, particulièrement l'écriture. Mes idées fusent sous son emprise et bien des sujets traités ici, ont été activés par sa baguette magique.  
Souvent frères de mes insomnies, les mots se dictent tout seuls sans que je puisse contrôler cette espèce d'écriture automatique dans mon cerveau. Je finis par allumer la lumière pour les déposer sur une feuille trouvée en urgence. Après quelques pages d'un vrai griffonnage (où je regrette de ne pas être Marcel Proust qui lui, avait Céleste Albaret pour mettre de l'ordre dans ses notes nocturnes), j'attrape enfin le train du sommeil. Mais si je le rate, d'autres pensées nouvelles affluent. 

Cet état d'hyper activation favorise aussi un important bavardage, plutôt gai et euphorique, qui me rend excessivement vivante. Et être vivante quand on a un cancer incurable, c'est plutôt bon à prendre ! Je quitte ma réserve habituelle. Je suis plus démonstrative. Je peux être directe (parfois trop), imprudente, sans garde-fou. Et dans l'hyper-vigilance de tout, mais sans anxiété.

Cet état se poursuit un peu après l'arrêt brutal de la cortisone (au moins un jour), puis c'est la dégringolade, qui a tendance à durer un peu plus longtemps ces derniers temps. Je reste hyper-vigilante mais avec anxiété. Je suis triste, abattue, épuisée, sans force, vois les choses en noir et ressens davantage les effets secondaires de la chimiothérapie. Pour un peu, je reprendrai bien un comprimé ! 
Car les doses prescrites de cortisone sont importantes mais seulement certains jours de la cure avec arrêt brutal, sans sevrage. C'est cela qui est particulièrement dur à vivre.

J'ai appris à accepter mon humeur qui faisait du yoyo. A ne plus lutter contre les oscillations de ma météo intérieure. J'accepte les soleils éclatants des jours avec, les ondées tristes des jours sans. Les larmes m'aident parfois à quitter plus rapidement mon spleen de droguée en manque. L'activité aussi quand je ne suis pas trop épuisée, le jardinage en particulier.

La cortisone a révélé des facettes cachées de ma personnalité. Elle m'a peut-être permis d'évoluer. Si seulement cette métamorphose pouvait s'accompagner d'une régression de la maladie, sans faire fuir ceux qui m'aiment et qui, parfois, doivent être désemparés devant mes humeurs vagabondes qui contrastent avec mon caractère habituellement stable et tempéré.

Peu à peu, je retrouve les joies enfantines et les douces mélancolies qui me caractérisent. Je me reconnais. Tout en sachant que ces deux autres Hélène me tiendront encore longtemps compagnie. J'ai appris à les aimer aussi. A trouver ce qui leur convenait le mieux. 
Et quel bonheur, quand enfin (tout en restant fatiguée, hélas), j'ai l'impression de redevenir normale ! Même si ce n'est que pour quelques jours précieux avant de reprendre cette ronde difficile, d'une Hélène à une autre.

Je mets toujours beaucoup de temps à publier mes articles. Je serais incapable de twitter sur la toile : j'ai besoin de relire longtemps ce que j'écris avant de pouvoir le partager. Au risque que cela ne soit plus tout à fait d'actualité au moment de la mise en ligne. C'est le cas pour ce billet car cela fait trois semaines que je suis sans traitement et donc sans cortisone... en attente d'une autre thérapie, les dernières n'étant pas assez efficaces tout en faisant trop baisser mes globules blancs. Je fais confiance aux médecins et j'essaie de ne pas être trop anxieuse en espérant que ce moment d'incertitude sera de courte durée.
 

samedi 14 septembre 2019

L'herbier fleuri du jardin

Cet inventaire non exhaustif des fleurs du jardin (en quelque sorte notre héritage floral), m'est surtout utile pour retenir le nom des plantes que j'ai tendance à oublier. 
Je rends hommage aux propriétaires précédents qui les ont plantées. Nous avons pris plaisir à les découvrir au fur et à mesure des saisons et à les identifier avec l'aide de mon ami Yvan.

Pour ne pas surcharger la page, certaines fleurs ne figurent pas ici, celles que nous avons nous-mêmes semées et les printanières, plus communes (tulipes, jacinthes, muguet...) ou qui ont fait l'objet d'articles à part (ancolies).

Les fleurs sont présentées dans un ordre aléatoire.

Euphorbia characias
Euphorbe

Bergenia cordifolia
Anémone pulsatilla
Nigelle de Damas
Belles de onze heures
Ibéris : corbeille d'argent
Alyssum saxatile : corbeille d'or
Giroflée
Rose trémière
Héllebore ; rose de Noël
Iris Germanica
Iris bleu
Hémérocalle (variété ancienne)
Valériane rouge : lilas d'Espagne
Physalis alkekengi : lanterne chinoise
 
Jacinthe des bois : scille
Coquelourde
Marguerite
Oeillet mignardise
Muflier : gueule de loup
Muflier : gueule de loup
Pivoine
Gaillarde
Rose rouge (variété à identifier)
Lavande
Joubarbe
N'hésitez pas à compléter mes légendes.
Et bientôt, l'inventaire de nos arbres et arbustes.

mercredi 11 septembre 2019

Surprises de fin d'été


Devant la maison, les chrysanthèmes se sont enfin mis à pousser pour former une beau bouquet avec les fleurs de bourrache. Je pensais qu'ils seraient blancs et moins hauts et je n'imaginais pas du tout ce parterre ainsi quand j'ai choisi d'associer ces fleurs !


Sur les huit pieds de capucine, un seul fleurit bien, suivi par deux autres plus timides et d'une autre nuance. 



 
 

Côté prairie de type "engrais vert", de nouvelles fleurs ont fait leur apparition dans des odeurs de coriandre.
De la mauve. Splendide !


 


Et même des tournesols qui rythment la prairie de ci de là.


 

D'autres plantes variées que j'ai du mal à identifier.

 
 

Une deuxième prairie, plantée dans la continuité du potager, s'est aussi mise à fleurir. Des soucis et des œillets bleus, essentiellement.


J'ai mangé l'unique fruit de notre pêcher. Aucune pomme n'a résisté à la sécheresse.


Et côté potager, nos courges pomme d'or s'étalent, prennent de l'ampleur mais ont un peu du mal à virer de couleur. La récolte est prévue pour octobre-novembre. Patience donc...



Il fait déjà un peu trop froid après les fortes chaleurs de cet été. Comme nous, les plantes et légumes sont un peu déboussolés. 



Les premiers champignons annoncent déjà l'automne. Et d'autres surprises...

samedi 7 septembre 2019

Ecureuils, le retour

Je me réjouissais de les voir dévaliser notre noisetier pourpre. Malheureusement soit à cause de gelées tardives ou de la sécheresse, soit à cause d'un parasite ou d'une mauvaise fertilisation, les noisettes tombent et sont vides. 
 
J'ai commencé à mettre des noix dans une drôle de boîte aux lettres de peur que mes protégés ne meurent de faim. J'espère que ce sont bien les écureuils qui viennent les prendre !

Par chance, le noisetier à l'orée du bois et qui donne du côté de notre cuisine, a l'air d'avoir des fruits et de les rassasier. Je suis bien heureuse de les voir se nourrir dans leur environnement naturel.
Ils se restaurent surtout le matin entre 9h et 10h30.

La tête en bas, au-dessus du vide, sans jamais perdre l'équilibre. Bien accrochés par les pattes arrières avec la queue qui fait contrepoids.
 
 
Ou plus sagement quand il fait froid et que la queue en panache sert à se réchauffer.
 
Dans le jardin, c'est bien aussi. Au pied de l'érable pour s'enfuir rapidement en cas de danger. Car les pies ne sont jamais loin et vite agressives.
 
Et hop, un demi-tour pour montrer son autre profil.
 
 
Avant de s'installer sur le banc de pierre pour une courte pause et de repartir vers le bois. J'y dépose quelques amandes ou noisettes pour les habituer à venir.
 

Jusqu'à présent, j'en ai déjà vu trois en même temps dans le noisetier. Difficiles de savoir combien il y en a en tout dans le bois. Ils passent très vite et viennent souvent seuls dans le jardin, parfois à deux. Je reste toujours à une certaine distance pour ne pas les effrayer. D'où certaines photos un peu floues mais si précieuses à mon cœur.
Et j'ai maintenant des jumelles pour mieux les observer...