mardi 19 janvier 2021

Un peu de poésie

 Un modèle de broderie The Little Stitcher Shop

 

 Emily écrit sur le monde qu'elle habite, tout en sachant qu'il serait plus beau si personne ne l'habitait.

Dominique Fortier. Les villes de papier (2020)

 

J'avais envie de la découvrir depuis un moment, la poétesse américaine Emily Dickinson. Célébrée notamment par Christian Bodin et Christophe André, cette recluse volontaire qui à la fin de sa vie ne sortait même plus de sa chambre, nous invite à garder notre capacité d'éveil même dans un espace restreint, un monde confiné.

C'est par l'intermédiaire d'un très bel essai de l'écrivaine québécoise Dominique Fortier, Les villes de papier, que je suis allée à sa rencontre. J'ai trouvé plein de détails sur sa vie simple et magnifique, dignes de me plaire. 

Son goût pour la confection de pains d'épice aux odeurs de vanille et de cannelle.

Ses poèmes parfois notés sur des papiers de récupération ou assemblés en fascicules cousus à la main, comme un patchwork littéraire.

Son univers de blancheur diaphane, de fleurs pressées en herbier. 

 Sa part de mystère et de secret.

Son amour de la correspondance et sa phobie des rencontres réelles avec les autres.

Son lien avec la nature, les oiseaux, les abeilles, comme une druidesse païenne.

Il s'est mis à neiger durant toute une journée et les paysages poudrés de blanc m'ont donné soif de ses poèmes. J'attends l'édition bilingue de ses poésies complètes avec impatience.

 





 Et dans mon imaginaire, Emily Dickinson se confond avec les jeunes filles énigmatiques du film délicatement esthétisant de Peter Weir, Pique Nique à Hanging Rock, visionné il y a quelques jours.

De la poésie en images...