Où j'y rencontre déjà mes voisins préférés : merles, pies, rouge-gorges, chats, écureuils et lapins...
Situé au sud d'Amiens, le parc réunit 29 villas et 8 immeubles de logements collectifs dans une opération dont Bernard Bougeault est l'architecte en chef. La première villa date de 1967 (l'année de ma naissance !), la dernière de 1974. Chaque villa est différente mais avec une gamme de matériaux unifiée : couvertures en cuivre à faible pente, maçonnerie de briques peintes en blanc.
Réalisés en trois tranches (de 1972 à 1977), huit immeubles s'ajoutent aux villas du Parc Delpech. Au coeur du parc, entre les rues Jean-Froissart et Philippe de Commynes, Bougeault installe des logements collectifs de cinq étages qui semblent prendre place librement dans leur écrin de verdure. Bouleaux, thuyas, érables, cerisiers, tilleuls et pins occupent cet espace boisé entre lesquels serpentent des sentiers.
Les immeubles se devinent derrière les arbres en un subtil jeu de cache-cache. Le parc est tout petit mais les points de vue changeants ne le rendent pas monotone. On peut monter sur la butte, la contourner, revenir sur ses pas. Les sentiers, peu marqués, n'imposent aucun chemin de prédilection.
À l’origine, plus de 200 arbres et plus de 2000 arbustes ont été plantés, dont deux tiers d'espèces à fleurs. Le tout forme un paysage étrange à l’esprit un peu canadien avec ces arbres venus des terres nordiques.
Voici, en ce moment, les fleurs odorantes qui parfument ce nouvel environnement que je commence seulement à explorer et dont je n'ai pas encore fini de parler...

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